Des matériaux naturels et composites comme médium, en perpétuelle mutation, les créations de Stéphanie Cailleau questionnent le rôle de l’artiste et la pérennité de l’œuvre, bousculent les seuils entre humain et non-humain, domestique et sauvage, fini et inachevé.
Ses installations organiques, composées de fibres, tissus, dentelles entremêlés de terre, racines ou mousses, s’inscrivent dans un processus évolutif spatial et temporel. Sensible aux troubles écologiques, au gaspillage ou à la place du vivant, la plasticienne installée à Die partage les préoccupations esthétiques et éthiques des mouvements nés dans les années 1960/70 tels l’art écologique, l’art environnemental ou l’éco-art, qui sont aujourd’hui d’une indéniable actualité. L’exposition à la Maison de La Tour à Valaurie est l’occasion de découvrir ses fragiles et étonnantes éco-créations
Stéphanie XCailleau

